Le surf, ce sport élitiste

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, le surf et les sports de glisse ont une image élitiste. Comprenez par là qu’ils sont réservés à une élite. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le responsable presse et événementiel de Tribord. Vous ne me croyez pas? Lisez donc cet article au sujet d’une “vague pour surfer à Paris Plages”.

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Qu’entend-il par “élite”: une classe sociale supérieure? Une communauté de priviligiés de par leur situation géographique (habitant près d’un spot)? J’ose espérer qu’il s’agit de la deuxième catégorie. Et en lisant la suite de l’article, on comprend plus ou moins qu’il s’agit de cela.

Le surf et les sports de glisse ne sont pas des sports élitistes comme peuvent l’être le polo ou le golf (même si ce dernier tend à se démocratiser): ce sont des sports élitistes dans le sens où pour les pratiquer régulièrement, il est fortement préférable d’habiter non loin d’un spot (Manche, Atlantique ou Méditerranée). Dans ce cas-là, il est préférable d’utiliser d’autres termes que “élite/élitiste” (oui, tous ceux qui habitent à moins de 40km de l’océan ou de la mer ne sont pas des CSP+ ou des énarques et autres polytechniciens). “Inaccessible” conviendrait davantage: “Il faut casser l’image de sport inaccessible du surf.” D’un coup, ça passe mieux, pas vrai?

Outre cet écart lexical, force est de reconnaître que la démarche de Tribord de faire découvrir le surf et les sports de glisse à des enfants vivant loin d’une plage est saluable. Peut-être que cela éveillera des passions chez ces enfants? C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

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Quoiqu’il en soit, lorsque l’on souhaite ouvrir le surf et les sports de glisse au plus grand nombre, il convient d’utiliser les codes, les valeurs et les termes adéquats, sous peine de façonner une image inappropriée, voire totalement fausse de ces sports dans l’esprit du grand public. Et d’assimiler la communauté surf (au sens large) à un univers fermé et bourgeois (comme l’a tweeté @Leira_tfp).

Et vous qu’en pensez-vous?

PS. Pour un peu plus de 200 €, il est possible de s’équiper avec un bodyboard moyen de gamme (80 €), une paire de palmes (40 €) et une intégrale 4/3 (100 €).

Crédits photos: Wikispaces.com, Paris.fr

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