Andy Irons: vivement un clap de fin…

Une nouvelle fois, un billet quant à la disparition d’Andy Irons sur le blog Surf Prévention provoque des remous dans la communauté surf (lire le billet en question ici).

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Beaucoup reprochent à son auteur de salir la mémoire d’AI dans le seul but de faire parler de son blog. D’autres, au contraire, lui témoignent leur soutien, en déclarant qu’ils préfèrent connaître la vérité (même si elle n’est pas reluisante) plutôt que de se faire prendre pour des cons.

Pour ma part, je me garderai bien d’émettre un quelconque jugement sur AI pour la simple et bonne raison je ne l’ai pas connu, autrement qu’à travers les médias, les vidéos et les compéts’. Cela ne m’empêche pas pour autant d’admirer ses performances, son surf (il est avant tout un surfer, non?) et de ne garder en mémoire que cette image.

Toutefois, pour aller un peu plus loin, comme le fait remarquer le surfer sud-africain Damien Faharenfort dans un billet sur son blog Doomasrumours.com, un cycliste pourra prendre autant de produits dopants, de drogues qu’il voudra, il gagnera le Tour de France (par exemple), alors qu’un surfer n’aura pas seulement besoin de ces produits: il aura besoin d’une autre chose, que l’on n’a pas tous et qui s’appelle le talent.

Et du talent, Andy en avait. Et en plus, il était stylé.

Ce qui cause problème à Guillaume, de Surf Prévention (et qui, au passage, est médecin et surfer), c’est le fait qu’à vouloir étouffer ou édulcorer certaines choses, on perde l’occasion de parler de problèmes sérieux, de maux qui affectent notre société. A travers son blog, Guillaume est dans son rôle de médecin et je pense qu’il n’avait nullement l’intention de salir la mémoire d’Andy.

Le seul reproche que je pourrais lui faire, c’est d’avoir intitulé son billet de la façon suivante: “Andy Irons mort d’un infarctus après consommation de cocaïne.” C’est trop abrupt et les lecteurs se font une idée (quelquefois erronée) de son auteur sans avoir même pris la peine de lire le billet dans son intégralité. De plus, certains lecteurs, animés par leur passion pour AI et “chauffés à blanc” par ce titre, vont lire le billet en diagonale, ce qui facilitera les amalgames et donc, l’incompréhension du billet (et la position de son auteur).

Soit, Andy avait des problèmes d’addictions et les médias et ses sponsors ont refusé d’en parler. Mais a-t-on déjà vu une maison de disques communiquer autour des addictions de l’un de ses artistes? Ce n’est pas leur rôle premier. Le rôle des maisons de disques et des sponsors est avant tout d’aider leurs artistes/athlètes, tout en les préservant et en travaillant sur leur image. Les proches d’Andy l’ont très certainement aidé et ses sponsors l’ont probablement fait aussi.

Mais à un moment, il faut regarder les choses en face et arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Je ne pense pas que le capital image/sympathie d’AI aurait chuté s’il avait décidé de parler. De plus, vu les nombreux commentaires abondant dans le sens qu’il était quelqu’un de très humain, je ne doute pas qu’il se serait consacré à de la prévention, en donnant en retour à la communauté (concept très à la mode outre-Atlantique). La question est de savoir si Andy aurait voulu en parler ou si ses sponsors ont cherché à le convaincre ou le dissuader de le faire. Maintenant, il est trop tard…

Gardons donc en mémoire l’image d’un champion, d’un surfer talentueux mais qui était avant tout… un homme comme un autre.

RIP ANDY

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Crédit photo: surfermag.com

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