Like Father, like Sons

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A quelques jours du lancement du Quik Pro Gold Coast (1ère compétition du Dream Tour de la saison), Jérémy Florès, vainqueur du Pipe Masters 2010 et unique représentant français sur le Tour, fait parler de lui à cause de l’altercation qu’il a eue samedi dernier avec un local de Burleigh Heads (Australie).

Rappel des faits: Jérémy se préparait en vue des 1/4 de finale du Breaka Pro, en surfant dans une zone à proximité du site de compétition, lorsqu’il est venu en aide à Stone, le fils de Sunny Garcia, qui se faisait prendre à parti par un surfer local. Quelqu’un ayant alerté Sunny de ce qu’il se passait à l’eau, celui-ci s’est rué vers son fils et Jérémy pour leur venir en aide et ça s’est assez mal passé pour le local: Sunny l’a frappé à plusieurs reprises et l’a maintenu sous l’eau (voir la vidéo). D’après un témoin de la scène, Jérémy aurait tenté de retenir Sunny, sans succès. Puis, en sortant de l’eau, Sunny aurait frappé un caméraman amateur qui tentait de les filmer. Ce dernier a porté plainte, mais celle-ci a été classée sans suite par la police.

Résultat des courses: l’ASP disqualifie Jérémy du Breaka Pro et prive Sunny de la compétition suivante, le Burton Toyota Pro.

Cela fait beaucoup de conditionnel et pour cause: les seuls éléments dont nous disposons tous, que nous soyons Français, Hawaiiens ou Australiens, se résument à une simple vidéo amateur, dans laquelle on voit Sunny malmener le local. Ensuite, libre à chacun de se faire sa propre opinion.

Dans les commentaires aux articles de Tracks Magazine, Australia’s Surfing Life ou même sur le blog de Jérémy, on constate qu’un grand nombre d’internautes donnent raison à Jérémy et à Sunny. Les commentaires les plus véhéments à leur encontre proviennent (bien entendu) d’Australiens ou, plus spécifiquement, de locaux de Burleigh. Car il faut noter que certains commentaires indiquent que les locaux de Burleigh sont assez hardcore et emploient des méthodes d’intimidation que ne renieraient pas les Black Shorts du North Shore.

Peu de surfers pros se sont exprimés sur cette affaire, à l’exception de l’Australienne Claire Bevilacqua qui a apporté son soutien à Jérémy.

Pour ma part, je condamne toute forme de violence quelle qu’elle soit. Toutefois, j’estime que Sunny a été dans son rôle de père en défendant son fils (même s’il a usé de la manière forte, mais Sunny est comme ça, il ne changera pas). Quel père, sinon indigne, n’est jamais venu en aide à son fils qui se faisait prendre à parti par un ou plusieurs individus?

Les réactions de Sunny et Jérémy sont répréhensibles, mais compréhensibles. L’ASP devrait en tenir compte, mais suite à un changement de règlement (prônant, à juste titre, la tolérance zéro), elle se devait de prendre ces décisions -qui n’handicapent pas Jérémy dans sa course au titre dans la mesure où la première épreuve qui compte est le Quik Pro Gold Coast.

En tant que simples observateurs, nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses quant aux faits et avoir des opinions dictés par nos sensibilités.

Alors pour paraphraser le commissaire Bialès, je dirais “Écoutez, laissez la police faire son travail, dès que j’aurai de plus amples informations croyez bien que vous en serez les premiers informés“!

Je souhaite à Jérémy de remporter le Quik Pro pour calmer ses haters et passer à autre chose. Et je pense qu’en étant bien entouré, il en est capable, mentalement et physiquement.

GO JEREMY!

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